Le marché immobilier québécois fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois. Malgré les incertitudes économiques, la valeur des propriétés demeure étonnamment stable.
Mais qu’en est-il du secteur des maisons de luxe? Ces résidences haut de gamme, synonymes de prestige, se comportent-elles comme le reste du marché? Pas exactement.
1. Comment définit-on une “maison de luxe” au Québec?
Il n’existe pas de définition absolue, mais au Québec, une propriété de luxe correspond généralement aux 5 % des maisons les plus dispendieuses du marché.
À titre d’exemple, dans la région de Québec, une résidence est considérée « luxueuse » lorsque son prix dépasse environ 1 050 000 $ pour une maison unifamiliale.
Ce qui distingue ce segment, ce n’est pas seulement son prix, mais aussi :
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un emplacement exceptionnel (vue, tranquillité, proximité recherchée),
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des matériaux haut de gamme,
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une architecture remarquable,
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des finitions personnalisées,
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et un caractère unique difficile à reproduire.
En résumé, une propriété de luxe se situe bien au-delà de la médiane provinciale et offre un mode de vie supérieur.
2. Des délais de vente généralement plus longs
Même si la demande pour les résidences de prestige reste stable, leur délai de vente est souvent plus important que celui des maisons traditionnelles.
Ce n’est pas un signe négatif : c’est plutôt une caractéristique normale de ce marché, puisque le nombre d’acheteurs capables — et prêts — à investir dans une propriété d’un million et plus est naturellement limité.
3. Pourquoi les propriétés de luxe prennent-elles plus de temps à se vendre?
Plusieurs facteurs expliquent cette dynamique :
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Un bassin d’acheteurs restreint : les acquéreurs de résidences haut de gamme représentent une minorité.
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Des exigences très élevées : ces clients recherchent des caractéristiques bien précises — vue panoramique, design unique, piscine intérieure, matériaux nobles, etc.
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Un positionnement de prix délicat : une légère surestimation peut ralentir considérablement l’intérêt.
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Une sensibilité aux conditions économiques : variations des taux d’intérêt, confiance des consommateurs et climat économique influencent davantage les transactions de luxe.
4. Conseils pour vendre efficacement une propriété haut de gamme
Vendre une résidence de prestige demande une approche stratégique et sur mesure. Voici quelques recommandations essentielles :
✔ Allouer plus de temps à la vente
Les transactions de luxe s’effectuent souvent sur plusieurs semaines, voire quelques mois supplémentaires.
✔ Proposer une propriété impeccable
Les acheteurs de luxe recherchent du « clé en main » : entretien irréprochable, matériaux de première qualité, aucun gros travaux à prévoir.
✔ Déterminer un prix juste et réaliste
Un prix trop ambitieux peut nuire fortement à la mise en marché.
✔ Mettre en valeur les atouts exclusifs
Vue spectaculaire, architecture distinctive, emplacement privilégié, prestations haut de gamme : ce sont ces éléments qui justifient le prix.
✔ S’adapter rapidement au marché
Le secteur du luxe évolue vite. Une stratégie de mise en marché bien pensée, combinée à une révision intelligente du prix, peut tout changer.
Conclusion
Avec la baisse des taux d’intérêt, le marché immobilier québécois reprend tranquillement de la vigueur, et le segment du luxe suit la tendance.
Les acheteurs de prestige reviennent, attirés par de meilleures conditions de financement et un désir renouvelé d’investir dans des propriétés uniques.
Cependant, réussir une vente dans ce segment repose avant tout sur la stratégie, la patience et une mise en marché professionnelle. Le luxe ne se vend pas rapidement : il se vend avec précision.
Un bon courtier immobilier — comme Miguel & Cynthia, experts dans les secteurs de Chambly, Carignan et Saint-Basile — saura positionner votre propriété au bon prix, mettre en lumière son histoire, ses particularités et trouver les acheteurs qui en reconnaîtront toute la valeur.
En 2025, le marché du luxe récompense plus que jamais la qualité, l’authenticité et une préparation minutieuse.